Prévisions calculées pour le centre de Rochefort, mises à jour à chaque ouverture de la page. Trois choses distinguent la commune du reste du bassin. Les gelées y arrivent plus tard au printemps, le vent y souffle un peu plus fort, et l'accès à la garrigue est réglementé chaque jour de l'été par un arrêté que peu de gens consultent.
Les gelées d'avril, la particularité de la rive gardoise
Sur l'année, la station de Pujaut compte 35,1 jours de gel et celle d'Avignon 34,6, autant dire la même chose. Mais ils ne tombent pas aux mêmes mois. Sur 390 mois de comparaison directe, la rive gardoise gèle plus en mars et en avril, et moins en décembre.
| Ce qui est mesuré | Pujaut, la station de référence | Avignon, aérodrome | Écart |
|---|---|---|---|
| Jours de gel en mars | 4,6 | 3,2 | +1,3 jour |
| Jours de gel en avril | 0,9 | 0,2 | +0,7 jour |
| Jours de gel sur l'année | 35,1 | 34,6 | égalité |
| Jours de rafale à 58 km/h | 108 | 106 | +1,6 jour |
| Jours à 30 °C ou plus | 55,6 | 62,4 | -5,8 jours |
| Pluie annuelle | 668 mm | 631 mm | +7,2 % |
Moyennes annuelles calculées sur les années complètes de chaque station. Les écarts de la dernière colonne sont calculés sur les 390 mois où les deux stations ont mesuré en même temps, de janvier 1994 à juin 2026, ce qui élimine l'effet de période. Pujaut est la station active la plus proche de Rochefort, à 5,7 kilomètres.
Concrètement, un plant sorti à la mi-avril prend ici un risque qu'il ne prend pas de l'autre côté du Rhône. Avec 0,9 jour de gel en avril, l'événement se produit presque une année sur deux, contre une année sur cinq côté vauclusien. La règle locale des jardiniers, attendre les Saints de glace de la mi-mai, a une base mesurable dans les chiffres de Pujaut, ce qui n'est pas le cas partout dans le bassin.
La raison tient au terrain. Le bassin de Pujaut est un ancien marais asséché, un fond fermé où l'air froid s'accumule les nuits claires de printemps. Le même mécanisme joue dans la plaine de la Sorgue, à l'est, décrit sur notre page sur Entraigues. Rochefort, en partie sur les hauteurs de la garrigue, est moins concernée que Pujaut même, mais ses quartiers bas le sont.
Le côté exposé du couloir rhodanien
La station de Pujaut détient le record du bassin, avec 138 journées avec une rafale d'au moins 58 kilomètres-heure en 2017, contre 122 la même année à l'aérodrome d'Avignon. Sur la moyenne longue, l'écart est plus modeste, 108 jours contre 106, mais il va toujours dans le même sens.
Ce qui compte davantage, c'est le contraste avec l'est du bassin. Châteauneuf-de-Gadagne, à vingt kilomètres, comptait 94 jours ventés par an quand sa station fonctionnait, soit quatorze journées de mistral de moins. Sur les rafales fortes, à 100 kilomètres-heure ou plus, Pujaut compte 4,4 journées par an et Gadagne 2,2, soit le double d'un bout à l'autre du bassin.
Pour la garrigue, ce vent n'est pas un détail de confort. C'est le facteur qui transforme un départ de feu en incendie, et c'est pour cela que la réglementation d'été le prend en compte.
L'accès à la garrigue se décide chaque jour, de mi-juin à mi-septembre
C'est la règle la plus utile de cette page, et elle est méconnue. Rochefort-du-Gard figure au risque « feu de forêt » dans la base officielle des risques naturels, comme la plupart de ses voisines mais contrairement au Pontet, trop urbanisé pour cela.
De mi-juin à mi-septembre, la préfecture du Gard publie chaque jour une carte de vigilance découpée en huit zones météorologiques, établie à partir des données de Météo-France. Trois niveaux, trois régimes.
| Le niveau | Ce qu'il signifie | Ce qui est autorisé |
|---|---|---|
| Jaune | risque modéré | Travaux autorisés avec un dispositif d'extinction à portée de main. Accès aux massifs autorisé. |
| Orange | risque élevé | Travaux autorisés seulement de 5 h à 13 h. Accès aux massifs déconseillé. |
| Rouge | risque sévère | Travaux interdits. Accès aux massifs interdit. |
Niveaux et restrictions tels que publiés par les services de l'État dans le Gard. La carte du jour est mise en ligne sur risque-prevention-incendie.fr, généralement en fin d'après-midi pour le lendemain. La réglementation s'applique aux massifs forestiers, aux landes, aux maquis et aux garrigues, donc aux chemins de promenade autour de Rochefort.
Le détail à retenir concerne les travaux, pas seulement la promenade. En niveau orange, débroussailler, meuler ou souder à proximité de la végétation n'est autorisé que de 5 heures à 13 heures. En rouge, c'est interdit. Un chantier de particulier qui démarre à 15 heures un jour d'orange est en infraction, et c'est la faute la plus courante.
Le réflexe pratique consiste à regarder la carte la veille au soir, pas le matin même. Elle est publiée pour le lendemain, ce qui laisse le temps de décaler une matinée de travaux ou une randonnée.
Huit inondations, trois en août, et un glissement de terrain
Le registre officiel des catastrophes naturelles distingue Rochefort de ses voisines vauclusiennes sur deux points.
| Épisode | Motif | Ce qu'il faut en savoir |
|---|---|---|
| 6 novembre 1982 | Inondation et tempête | l'épisode général du sud-est |
| 24 et 27 août 1987 | Inondation | deux arrêtés pour le même mois d'orages |
| 30 juillet 1991 | Inondation | orage d'été |
| 8 septembre 2002 | Inondation et mouvement de terrain | le seul arrêté « mouvement de terrain » des douze communes comparées |
| 1er décembre 2003 | Inondation | crue générale du Rhône |
| 17 août 2004 | Inondation | 159 mm en une journée à Roquemaure, à 11 km |
| 11 septembre 2008 | Inondation | le plus récent |
Arrêtés portant reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle, base GASPAR du ministère de la Transition écologique, commune de Rochefort-du-Gard, relevés en septembre 2026. S'y ajoutent quatre arrêtés pour sécheresse, en 2017, 2019, 2022 et 2023. La commune est également recensée au titre des tassements de terrain, ce qui est rare dans le secteur.
D'abord, trois des huit épisodes d'inondation sont des orages de juillet ou d'août, alors que les communes de la plaine vauclusienne sont surtout touchées à l'automne. Sur un versant de garrigue, un sol sec et peu profond n'absorbe presque rien, et l'eau ruisselle immédiatement vers les points bas.
Ensuite, l'épisode de septembre 2002 a donné lieu à un arrêté distinct pour mouvement de terrain, le seul des douze communes que nous avons comparées. C'est la traduction officielle d'un relief que les communes de plaine n'ont pas.
Ce qu'il faut en retenir
Ce que le climat vous donne
- Six jours à 30 degrés de moins par an que la plaine de l'aérodrome
- Moins de décembre gelé que côté vauclusien
- Un mistral qui assainit et rafraîchit les étés
- Une garrigue accessible la majorité des jours d'été, en niveau jaune
Ce qu'il faut anticiper
- Les gelées d'avril, presque une année sur deux
- 108 jours de rafales par an, jusqu'à 138 comme en 2017
- Les orages d'été et le ruissellement sur sol sec
- Les jours rouges où les travaux extérieurs sont interdits
Pour la commune elle-même, ses prix, son collège et sa desserte, voir notre page sur Rochefort-du-Gard. Pour la commune voisine du même bassin, Pujaut, qui abrite la station de mesure, et pour la rive gardoise en général, la météo de Villeneuve-lès-Avignon.
Questions fréquentes
Y a-t-il une station météo à Rochefort-du-Gard ?
Non. La station active la plus proche est celle de Pujaut, à 5,7 kilomètres, à 44 mètres d'altitude, en service depuis 1988. Elle mesure la température, la pluie et le vent, ce qui en fait la meilleure référence disponible pour la commune. Le centre de Rochefort est à 58 mètres, mais le territoire monte bien plus haut dans la garrigue.
Gèle-t-il plus tard au printemps sur la rive gardoise ?
Oui, et c'est le point le plus utile pour un jardin. La station de Pujaut compte 0,9 jour de gel en avril contre 0,2 à celle d'Avignon, et 4,6 jours en mars contre 3,2. Sur l'année, les deux stations comptent le même nombre de jours de gel, mais ceux de la rive gardoise arrivent plus tard en saison. Un plant sorti mi-avril y prend un risque que la rive vauclusienne ne prend pas.
Y a-t-il beaucoup de mistral à Rochefort-du-Gard ?
La station de Pujaut relève 108 jours par an avec une rafale d'au moins 58 kilomètres-heure, contre 106 à Avignon et 94 à Châteauneuf-de-Gadagne. Son record est de 138 journées ventées en 2017, le plus élevé de toutes les stations du bassin. La rive gardoise est le côté exposé du couloir rhodanien.
Peut-on se promener dans la garrigue en été ?
Cela dépend du jour. De mi-juin à mi-septembre, la préfecture du Gard publie chaque jour une carte de vigilance incendie découpée en huit zones météorologiques, avec trois niveaux. En jaune l'accès aux massifs est autorisé, en orange il est déconseillé, en rouge il est interdit, tout comme les travaux. La carte est consultable la veille au soir sur risque-prevention-incendie.fr.
Rochefort-du-Gard a-t-elle connu un glissement de terrain ?
Oui, un arrêté de catastrophe naturelle pour mouvement de terrain a été pris pour l'épisode des 8 et 9 septembre 2002, le même que celui qui a apporté 300 millimètres de pluie en un jour à Roquemaure. C'est le seul arrêté de ce type parmi les douze communes du secteur que nous avons comparées : le relief et les sols de la garrigue expliquent cette particularité.
Combien pleut-il à Rochefort-du-Gard ?
Aux alentours de 670 millimètres par an, valeur mesurée à Pujaut sur 33 années complètes. C'est 7,2 pour cent de plus qu'à la station d'Avignon, écart calculé sur 390 mois communs. La commune a connu huit arrêtés d'inondation depuis 1982, dont trois pour des orages d'août.