Prévisions calculées pour le centre de Saint-Saturnin, mises à jour à chaque ouverture de la page. Plus bas, ce que dit une série de 43 années de relevés faits à 1,2 kilomètre du village : 689 millimètres de pluie par an, et une particularité que le reste du bassin ne partage pas, octobre y bat septembre.
Ici, octobre est le mois le plus arrosé
C'est le genre de détail que seule une série longue fait apparaître. Partout ailleurs dans le bassin, septembre domine : 90 millimètres à l'aérodrome d'Avignon, 100 à Sorgues. À Saint-Saturnin, c'est octobre qui l'emporte, avec 96 millimètres contre 82 en septembre.
| Mois | Pluie | Jours de pluie | Millimètres par jour de pluie |
|---|---|---|---|
| Janvier | 51 mm | 6,1 | 8,4 mm |
| Février | 42 mm | 5,7 | 7,4 mm |
| Mars | 47 mm | 5,4 | 8,7 mm |
| Avril | 62 mm | 6,7 | 9,3 mm |
| Mai | 58 mm | 6,2 | 9,4 mm |
| Juin | 41 mm | 4,4 | 9,4 mm |
| Juillet | 30 mm | 2,7 | 11,0 mm |
| Août | 46 mm | 3,6 | 12,7 mm |
| Septembre | 82 mm | 4,8 | 17,1 mm |
| Octobre | 96 mm | 7,2 | 13,3 mm |
| Novembre | 81 mm | 6,9 | 11,8 mm |
| Décembre | 49 mm | 6,1 | 8,0 mm |
Moyennes calculées sur les 41 années complètes de la station 84055001, entre 1975 et 2017. Un jour de pluie est un jour à un millimètre au moins. La dernière colonne donne l'intensité moyenne d'un jour pluvieux, qui est ce qui compte pour un fossé ou une grille d'évacuation.
Deux lectures utiles. D'abord, septembre reste le mois le plus violent malgré son cumul plus faible : 17,1 millimètres par jour de pluie, contre 13,3 en octobre et 11,8 en novembre. Le mois d'octobre pleut plus longtemps, septembre pleut plus fort. Ensuite, avril et mai comptent 120 millimètres à eux deux, ce qui est beaucoup pour un printemps méditerranéen, et le climat local n'est pas aussi sec au printemps qu'on le croit.
Juillet reste le mois de référence pour tout ce qui se fait dehors : 30 millimètres en 2,7 jours de pluie. Août remonte à 46 millimètres, à cause des orages de fin d'été, ceux-là mêmes qui déclenchent les arrêtés de catastrophe naturelle sur la rive gardoise, comme à Roquemaure.
Quarante-trois ans de relevés sans tendance nette
Deux séries longues existent dans le bassin, celle-ci et celle de Roquemaure. Toutes les deux permettent de poser la question du changement de régime pluviométrique, et toutes les deux répondent la même chose.
| Décennie | Années complètes | Pluie annuelle moyenne | Jours de pluie |
|---|---|---|---|
| 1975-1979 | 4 | 753 mm | 75,5 |
| 1980-1989 | 10 | 622 mm | 61,9 |
| 1990-1999 | 10 | 703 mm | 70,9 |
| 2000-2009 | 10 | 696 mm | 61,2 |
| 2010-2017 | 7 | 718 mm | 65,1 |
Moyennes calculées sur les seules années dont les douze mois sont renseignés, station 84055001. La première et la dernière ligne ne couvrent que quatre et sept années, la station ayant ouvert en 1975 et fermé fin 2017.
Les années 1980 sont la décennie la plus sèche, à 622 millimètres, et les années 2010 la plus arrosée des décennies complètes, à 718. Mais les années 1970, au début de la série, étaient déjà à 753. La variation d'une décennie à l'autre dépasse largement toute dérive de fond, exactement comme à Roquemaure sur 1950-2006. Sur la pluie, nous ne dirons donc rien de plus.
Sur la température, en revanche, la hausse est mesurée et incontestable, la station d'Avignon comptait 36 jours à 30 degrés en 1996 et 93 en 2022. Les deux constats ne se contredisent pas, il fait plus chaud, il ne pleut pas moins, et c'est cette combinaison qui assèche les sols. Le détail est sur notre page consacrée à la station de référence.
Huit inondations reconnues sur 622 hectares
Saint-Saturnin est la deuxième plus petite commune du Grand Avignon, avec 622 hectares, derrière Jonquerettes et ses 258 hectares. Elle a pourtant fait l'objet de huit arrêtés de catastrophe naturelle pour inondation depuis 1982, autant que Caumont-sur-Durance qui est trois fois plus étendue.
| Date de l'épisode | Ce qu'il faut en savoir |
|---|---|
| 6 novembre 1982 | l'épisode général du Vaucluse, doublé d'un arrêté tempête |
| 26 août 1986 | orage de fin d'été |
| 30 juillet 1991 | orage d'été, non partagé avec Morières ni Vedène |
| 21 septembre 1992 | épisode méditerranéen général |
| 6 janvier 1994 | crue d'hiver |
| 8 septembre 2002 | l'épisode cévenol, 300 mm en un jour à Roquemaure |
| 1er décembre 2003 | crue générale du Rhône |
| 9 août 2018 | orage localisé, seules Saint-Saturnin et Avignon concernées |
Arrêtés portant reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour inondations et coulées de boue, base GASPAR, commune de Saint-Saturnin-lès-Avignon, relevés en septembre 2026. S'y ajoutent cinq arrêtés pour sécheresse, en 2016, 2018, 2019, 2022 et 2023, et un arrêté tempête en novembre 1982.
Deux épisodes méritent l'attention parce qu'ils sont locaux. Le 30 juillet 1991 et le 9 août 2018 n'ont pas touché Morières ni Vedène, pourtant limitrophes. Ce sont des orages stationnaires, qui déversent leur eau sur quelques kilomètres carrés et épargnent la commune d'à côté. Aucune prévision ne sait dire à l'avance lequel des deux villages recevra la cellule.
Les cinq arrêtés pour sécheresse, eux, concernent les maisons, ils reconnaissent les dommages liés au retrait et au gonflement des argiles après un été sec. Cinq depuis 2016, c'est le haut de la fourchette locale, à égalité avec Vedène.
Ce qu'il faut en retenir
Ce que le climat vous donne
- Un juillet sec : 30 mm en moins de trois jours de pluie
- Un secteur peu venté, celui de Gadagne, 8 jours de rafales de moins par an
- Moins de gel que la plaine de la Sorgue, à dix kilomètres au nord
- Une série de 43 ans pour vérifier, ce qu'aucune commune voisine n'a
Ce qu'il faut anticiper
- Un automne long : 259 mm de septembre à novembre, sur trois mois pleins
- Septembre et ses 17 mm par jour de pluie, le mois des épisodes brefs et forts
- Les orages stationnaires d'été, qui frappent une commune et pas sa voisine
- Cinq arrêtés sécheresse depuis 2016, pour les fissures des maisons
Pour la commune elle-même, ses prix, ses écoles et sa desserte, voir notre page sur Saint-Saturnin-lès-Avignon, et pour sa voisine immédiate, qui abrite la station de mesure, Jonquerettes. Le climat de référence du bassin, mesuré à l'aérodrome, est détaillé sur la météo de Montfavet.
Questions fréquentes
Y a-t-il une station météo à Saint-Saturnin-lès-Avignon ?
Pas sur la commune, mais à 1,2 kilomètre du centre : la station de Jonquerettes, à 58 mètres d'altitude, qui a mesuré la pluie de janvier 1975 à décembre 2017, soit 516 mois. C'est la deuxième plus longue série du bassin après celle de Roquemaure. Elle ne mesurait ni la température ni le vent.
Quel est le mois le plus pluvieux à Saint-Saturnin ?
Octobre, avec 96 millimètres et 7,2 jours de pluie, devant septembre à 82 et novembre à 81. C'est une différence avec le reste du bassin : à la station d'Avignon comme à celle de Sorgues, c'est septembre qui domine. Ici, l'automne est plus étalé et son maximum arrive un mois plus tard.
Combien pleut-il par an ?
689 millimètres en moyenne sur 41 années complètes, en 66 jours de pluie. C'est 6,6 pour cent de plus qu'à la station d'Avignon, écart calculé sur les 287 mois où les deux ont mesuré en même temps. L'année la plus sèche a été 1989 avec 350 millimètres, la plus arrosée 2002 avec 1 032.
La pluie a-t-elle augmenté depuis les années 1980 ?
Non, pas de façon lisible. Les moyennes par décennie vont de 622 millimètres dans les années 1980 à 718 dans les années 2010, mais les années 1970 étaient déjà à 753. La station de Roquemaure, qui couvre 1950 à 2006, aboutit au même constat. La variation d'une décennie à l'autre est plus grande que toute tendance de fond.
Saint-Saturnin est-elle exposée aux inondations ?
Huit arrêtés de catastrophe naturelle pour inondation depuis 1982, ce qui est élevé pour une commune de 622 hectares, la plus petite du Grand Avignon après Jonquerettes. L'un d'eux, celui du 9 août 2018, ne concerne dans le secteur que Saint-Saturnin et Avignon et correspond à un orage d'été localisé.
Quelle est la température à Saint-Saturnin ?
Aucune station de la commune ni des environs immédiats n'a jamais mesuré la température. La plus proche à le faire est celle de Châteauneuf-de-Gadagne, à 3,3 kilomètres, qui relève des nuits 0,39 degré plus douces et 9 jours de gel de moins par an que l'aérodrome d'Avignon. Nous n'irons pas plus loin dans la précision.